• temps de passer à autre chose?

    1) je viens de supprimer une certaine note, non parce que JE suis passée à autre chose mais parce qu'IL est passé à quelqu'un d'autre. Qui peut lui en vouloir? Moi. Pas parce que je voudrais sortir avec lui ou autre chose de ce genre, mais juste parce que rencontrer quelqu'un n'aurait pas du lui faire oublier toutes nos heures entières de discussion. Je suis désolée, mais cela ne se fait simplement pas. J'hésite entre me sentir nulle et stupide, ce qui finalement aboutit au même résultat. D'accord, ça semble être de la jalousie. Mais c'est juste qu'on a parlé tellement longtemps ensemble, et qu'avant on se souhaitait bonne nuit pendant un bon quart d'heure, et que maintenant j'ai juste droit à un "elle s'est connectée!/okay donc je suppose que je vais y aller/tu peux rester/oh ça va je ne veux pas te déconcentrer/okay à + alors". J'ai l'impression d'être littéralement abandonnée. Moralité, choisissez vos amis en fonction de la manière dont ils vous laissent tomber ou non pour l'être aimé.

    2) je suis de mauvaise humeur à cause de cette histoire ce soir. J'ai été malheureuse toute la journée et hier après-midi pour une autre raison beaucoup plus personnelle qui n'intéresse pas grand monde à part moi.

    3) je suis amoureuse d'un garçon qui s'en fiche probablement de moi et à qui j'ose à peine parler. Ce qui, forcément, rajoute à ma mauvaise humeur.

    4) cette nuit, enfin la nuit dernière, j'ai fait le rêve un rêve terriblement étrange/prenant. J'en tremble encore à y repenser. C'était tellement étrange... En fait, c'est - appelons-le Théodore (garçon avec qui je suis "sortie") - donc Théodore et moi qui en étions les héros. Le rêve se décompose en deux parties, avec le même thème: nos "retrouvailles". Dans le premier rêve, je revoyais Théodore exactement au même endroit que là où je l'ai rencontré pour la toute première fois, et lui-même était extrêmement heureux de me revoir, il me disait qu'il était désolé de son comportement et que je lui avais même manqué. On passait tout notre temps ensemble et c'était génial.
    Dans le second rêve, en revanche, toujours au même endroit que là où je l'ai rencontré pour la première fois, il m'ignorait littéralement. C'était évident qu'il s'en foutait complètement, complètement de moi. C'était comme s'il ne s'était rien passé du tout entre nous, et pourtant Dieu sait [pardon pour ce blasphème] qu'il s'est passé quelque chose! Moi, amoureuse folle dans mon rêve, je pleurais toutes les larmes de mon corps en espérant qu'il daigne m'accorder un regard. C'était horrible, horrible, horrible. Un moment, il faisait une ronde avec trois autres personnes, et j'essayais désespérément d'entrer dans leur ronde mais il ne me laissait pas. J'étais terriblement malheureuse.
    Pas besoin d'être fin psychologue pour comprendre que j'appréhende de revoir Théodore. J'ai effroyablement peur de le revoir, de devoir lui sourire naturellement en lui tendant ma joue pour se faire la bise, de faire comme si rien ne s'était passé. J'ai peur, en le voyant, que tout le monde se rende compte d'à quel point il a été important pour moi, à sa manière. Que ce qui s'est passé apparaisse comme évident. Je n'ai pas envie de me trahir, de le trahir, de nous trahir même s'il n'y a pas de "nous" qui tienne. Je ne sais pas comment je pourrai réagir, je ne sais pas ce que je pourrai faire.
    Je panique complètement à l'idée que le second rêve se réalise, parce que le premier ne se réalisera pas. Je le sais et je me suis faite à cette idée depuis longtemps, déjà. En revanche, je n'arrive pas à me faire à l'idée qu'il puisse agir littéralement comme si rien ne s'était passé. "ce n'était pas anodin pour moi", lui avais-je dit, le coeur serré. "ça ne l'était pas non plus pour moi", avait-il répliqué. Même si je doute de sa sincérité profonde sur ce point, je ne supporte pas de penser qu'il puisse me faire l'affront d'un simple "salut, ça va?" vague en me revoyant.
    Seigneur. J'ai tellement peur que j'en tremble à l'écrire. En me réveillant ce matin, j'ai eu envie de pleurer tellement j'avais l'impression que le rêve/cauchemar avait été réalité. Moralité, impossible de manger quoi que ce soit depuis ce matin, à part un petit bout de pain et une crème soja chocolat... Bon, okay, j'ai bu au moins trois tasses de lait de soja au cacao, mais on ne peut pas dire que mon estomac ait été rempli. La situation est similaire à celle exposée ici et j'ai bien peur d'avoir l'appétit coupé pour un petit moment. C'est fou l'effet que ce genre de chose me fait. En fait, bien que je n'en ai vraiment pas le physique, je comprends ce que ça fait d'être vraiment anorexique. Woa, vu mes kilos, c'est difficile à croire mais c'est le même phénomène (pas forcément la même cause, en revanche). Bref. Je me mets à délirer un peu. Mais qu'est-ce que je suis paniquée. Alors que je ne le revois pas demain... Je préfère ne pas imaginer ce jour-là. J'ai tellement, tellement, tellement peur.

    5) autant prendre ce temporaire manque d'appétit du bon côté. Je vais sans doute commencer un régime. J'aimerais bien qu'en me voyant, il regrette de m'avoir fait souffrir. Même si je sais que ce ne sera pas le cas. J'ai tellement. Tellement. Tellement. Peur.


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  • Commentaires

    1
    V.
    Vendredi 15 Février 2008 à 14:45
    mais non...
    1) t'en fait pas j'ai pas oublié ces heures de discussion... ca faisait tellement longtemps ke j'avais pas discuté autant avec une fille formidable comme toi!! je n'en ai pas dit la 10ieme a MM....
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