• où j'écris n'importe quoi.

    En ce moment, je ne sais plus trop où j'en suis.

    Ce que je veux, ce que je ne veux pas.

    Je suis confuse, tellement confuse, je n'arrive pas à mettre mes idées au clair.

    Je passe le rattrapage, tout à l'heure, ma première épreuve est à 13h. Je n'arrive pas à me dire que là, c'est ma dernière chance pour réussir mon année, que si je ne me concentre pas un peu plus je vais perdre un semestre, enfin une année, et que je pourrai sans doute dire adieu à tous mes rêves de future carrière brillante. Je n'arrive pas à me mettre cette idée dans la tête une bonne fois pour toutes.

    Parce que j'ai beaucoup trop de choses en tête, en ce moment. Il y a des instants où tout m'est égal, où je me fiche royalement de ne pas intéresser le garçon qui m'intéresse depuis quelques temps, où redoubler mon premier semestre ne me fait littéralement aucune peine, où penser à tou(te)s mes ami(e)s qui ne seront plus là l'année prochaine m'indiffère. Et la minute d'après, mon coeur se brise à l'idée que des amis très proches s'en vont et qu'ils ne seront plus dans la même ville que moi, l'an prochain ; ou à celle que je ne plais jamais à personne qui me plait.

    J'ai conscience qu'il faudrait que je me reprenne en main. Je fais n'importe quoi en ce moment, je me suis couchée au lever du soleil trois fois le week-end dernier alors que j'étais en révision pour le rattrapage, je mange des biscuits gerblé et des plaques de chocolat à chaque épisode de Private Practise ou Dr House saison 4, je pense parfois à un garçon qui est l'opposé de ce qui m'attire en temps normal, je dépense de l'argent pour des chaussures à 59€ alors que mon compte est réellement sec comme une rivière dans un désert, je consomme beaucoup trop d'alcool en société. Mais je suis terriblement lasse, lasse, lasse. D'être transportée de joie, euphorique et heureuse comme tout, et juste après d'avoir perdu goût en la vie.

    Je me sens ridicule, je sais que je le suis, mais évacuer mes idées comme ça me fait du bien. Peut-être la fatigue mentale est-elle à l'origine de mon bouleversement intellectuel de ces derniers temps. Vivement que mon rattrapage soit passé, que je puisse m'allonger sur l'herbe du Thabor sans penser à autre chose que l'odeur de la pelouse et sans culpabiliser parce que je devrais être en train de bosser.


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