• J'ai sourit en relisant ma dernière note, celle qui date de trois semaines précisément. Parce que parfois, des situations paraissent se ressembler. Mais pour l'instant, tant que je n'aurai pas reçu le texto, je peux garder l'espoir fou que le contexte n'est pas le même, que je n'ai pas été aussi naïve que la dernière fois, que j'ai raison de vouloir un peu plus qu'une seule nuit.

    Il s'en est passé des choses, en trois semaines. Je suis allée en Espagne, j'ai traîné la plupart du temps avec un garçon génial dont le principal défaut est d'avoir trois ans de moins que moi, on m'a volé mon sac à main dans un restaurant alors qu'il était posé entre deux chaises, je n'ai plus réussi à supporter ma colocataire et cela m'a conduite à des situations extrêmement bizarres (et une ou deux crises de paranoïa aigüe). A mon retour, j'ai changé de téléphone portable et d'opérateur, j'ai des textos illimités que j'ai sans doute déjà rentabilisés, j'ai craqué pendant deux jours sur le vendeur qui m'a fait souscrire mon abonnement. Je dois refaire mon permis de conduire, je dois envoyer ma lettre de remboursement à la MAIF pour le vol de mon sac, je dois préparer un dossier pour Ker-Lann.

    Et puis, on est sorti samedi soir. 

    Une soirée à la fois exquise et déroutante. 

    Le genre de soirée à laquelle on ne comprend pas tout, principalement à cause des effets dévastateurs de l'alcool, mais qui laisse un souvenir vraiment agréable. Le genre de soirée où pour une raison totalement incompréhensible, tout nous échappe, ou l'on se dit sincèrement qu'il ne se passera rien mais où le destin, finalement, en décide autrement. Le genre de soirée qu'on meurt d'envie de revivre mais dont on sait que la répétition serait quasiment fatale.

    Je ne saurais dire pourquoi, samedi soir, je me suis fait draguer comme ça. Enfin, je le sais, mais je préfère croire en la bonté humaine et refuser l'hypothèse comme quoi on voyait que j'étais bourrée et que les garçons savaient que je leur résisterais plus difficilement. Je déteste l'idée que l'alcool soit régulièrement le moteur de mes soirées, oserais-je dire de nombreux bons souvenirs. Oui, même si la journée qui a suivi a été peu agréable, l'évènement d'il y a trois semaines reste un bon souvenir en lui-même.

    Quant à samedi, excellents souvenirs... On ne se rend pas compte à quel point séduire est génialissime pour le moral. Non pas que j'aie besoin qu'on me remonte le moral, je suis parfaitement optimiste en ce moment (enfin jusqu'à ce que je recoive le texto), mais j'étais dans un état littéralement transcendé.

    D'un autre côté, il y a cet évènement dont j'ai très envie de parler, qui est la conséquence directe de samedi soir. Jamais je ne remercierai assez mon ami (qui se reconnaîtra c'est évident) qui m'a saoulé samedi soir en refusant de me donner mon petit papier pour récupérer mon sac. Parce que sur le moment ça m'a trop énervée. Mais je n'aurais pas apprécié la fin de soirée à sa juste valeur, contrairement à hier soir où je n'avais bu que deux coupes de champagne, et que j'ai pu librement savourer.

    Le texto que je redoute, c'est celui de ce garçon (enfin de cet homme, désolée pour mon habitude de langage un peu enfantine), avec qui j'aurais voulu finir samedi et avec qui j'ai délicieusement fini hier soir. Il est parti ce matin, en me disant qu'on s'appellerait réellement... Et j'espère, sans doute trop, que ce sera le cas.

    Même si il a quarante ans. 

    Et une petite fille. 


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  • Cette année, ma génération a vingt ans. Enfin, la génération avec laquelle je grandis depuis toujours. Déjà plusieurs anniversaires sont passés, avec plusieurs soirées, toutes réussies et largement mémorables même si repenser à une certaine de ces soirées me serre un peu le ventre, encore. D'autres anniversaires à venir, d'autres soirées prévues, qui seront aussi réussies et mémorables que les autres. Mes amis ont vingt ans et j'aime être avec eux pour les fêter, j'aime le moment où ils ouvrent leurs cadeaux et qu'ils reçoivent des trucs marrants parce qu'on est jeune quand même, ou des trucs coûteux et fabuleux parce que vingt ans, c'est un âge important, ou bien des trucs qui nous rappellent nos années d'amitié derrière nous. On a vingt ans et on veut se dire qu'on restera amis encore longtemps, que la vie nous séparera peut-être d'un point de vue technique, mais qu'on se rappellera toujours les uns des autres.

    J'aurai bientôt vingt ans. Constatation surprenante, inquiétante, effrayante, voire amusante. Je n'arrive pas à croire l'âge que j'ai, je n'arrive pas à réaliser que j'ai l'âge de ceux que je trouvais si vieux, quand j'étais jeune. Vingt ans, pour moi, ce sera la première marche de la fin de ma jeunesse. Je reste jeune et un peu folle (ou complètement dérangée à en croire certains), je sais, mais la vingtaine est la dernière ligne droite avant la trentaine. En gardant en tête le fait que je n'ai encore que dix-neuf ans pour neuf mois, cela signifie tout de même que je dois poser ma vie dans les dix prochaines années. Cela signifiant que je devrai achever mes études, trouver un fiancé stable et sérieux avec un mariage potentiel, trouver aussi un job qui sera le mien pour le plus longtemps possible, réfléchir à s'installer vraiment... Je ne veux pas forcément me marier avant trente ans ni vivre toute ma vie au même poste, mais à trente ans, ce n'est plus le temps de faire la fête comme une malade. On a beau dire, personne ne peut mener la vie de Carrie avec la même classe qu'elle (pour les connaisseurs de Sex & the city). Je ne juge pas les trentenaires qui agissent comme s'ils avaient encore leur légendaire jeunesse, mais je n'aurai très probablement pas le même mode de vie d'ici dix ans. Je n'espère pas, en fait, les goûts évoluent et je me trouverai bizarre si à cet âge-là j'ai parfois envie de me saouler avant de me jeter sur une piste de danse.

    Avoir vingt ans, mine de rien, ça fait peur. On est la jeunesse d'aujourd'hui, les vrais adultes de demain. Ce qu'on fait aujourd'hui pourra avoir des conséquences incroyables, positives ou négatives, sur demain. Notre vie de demain reposera sur les bases posées aujourd'hui, et cette idée me fait peur. Dans le sens où, même si l'erreur est humaine, certains ne nous pardonneront, ou ne reprocheront, jamais nos erreurs d'aujourd'hui, les erreurs qu'on a envie de commettre quand on est jeune et fou et qu'on n'a que vingt ans. Certains diront qu'on n'a qu'une jeunesse et qu'il faut en profiter, et d'autres sembleront oublier qu'eux aussi ont été jeunes.

    Mais avoir vingt ans, ou dix-neuf en l'occurrence, ça a un côté génial. J'aime l'arrogance de la jeunesse, son innocence aussi. Clamer qu'on a vécu plein de choses et que plus rien ne peut nous atteindre, mais continuer à apprendre tous les jours de la vie. Les bons moments, les moments difficiles. Les moments qui nous font réaliser qu'on est en vie -sans aucune idée morbide- qu'on est vivant et que la vie, c'est nous la faisons. Parfois, je me balade dans la rue et je me sens heureuse juste de me sentir en vie, de me dire que j'ai encore tant de choses à faire et à découvrir. A vingt ans, on peut donner l'impression d'être blasé, mais on ne l'est pas.

     

     

    PS. J'en ai rencontré un autre, de garçon. Encore un, oui. Mais celui-là, il est différent. Il est vraiment différent. Et je n'ose même pas évoquer mon coup de coeur pour lui tellement ça me semble à la fois logiquement évident et complètement désespéré. Je suis un coeur d'artichaut, oui. Et j'espère qu'à trente ans, je saurai me calmer un peu sur ce plan-là. Parce que me calmer à vingt ans, ça semble impossible. Je suis jeune et j'ai envie de vivre!


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  • Aujourd'hui, dernier vendredi avant le début de mes partielles. Je devrais sentir la pression monter mais je me sens tellement confuse à propos de ma vie entière que je n'ai pas la tête à me plonger dans d'intenses révisions destinées à remonter l'horrible moyenne de mon premier semestre. Confuse, oui, quoique le mot me semble encore léger. J'en arrive à me dire que redoubler serait une excellente idée, histoire d'avoir un peu plus de temps devant moi. Si jamais, par un miracle ou un hasard prodigieux, je passe en L3, ça veut dire que 1) je devrai choisir entre le parcours droit (plus que chiant) ou sciences politiques (qui peut j'en ai peur me fermer beaucoup de portes) --2) dans le courant de l'année prochaine, décider ce que je ferai du reste de mes études et donc de ma vie. Cette idée me terrifie. Je sais ce que j'ai envie de faire, c'est à dire du droit international public, mais j'ignore où j'ai envie d'étudier. Genève, oui, évidemment que ce serait merveilleux, mais il y a beaucoup de risques que je n'y sois pas prise. Où ailleurs? Paris, Lyon, Aix-Marseille, Lille... Sans doute que toutes ces facultés proposent ce qui me fait rêver, mais j'avoue que j'ai peur d'y aller. Peur de me retrouver toute seule dans une ville inconnue, de devoir y trouver un logement, de coûter des centaines et des centaines d'euros à mes parents tous les mois. Je suis encore jeune et pour l'instant, je réalise que je ne suis pas assez mature et responsable pour partir habiter loin de chez mes parents. Rennes, ce n'est pas la même chose puisque je connais cette ville depuis toujours... J'ai peur d'habiter toute seule mais j'aurais aussi peur de tomber sur des colocataires insupportables. La solitude m'effraie à un point incroyable mais en même temps m'attire, paradoxalement. J'ai très envie de m'en aller découvrir une autre vie, et en même temps je suis paralysée par la crainte que ça n'aille pas. Mais je ne vais pas rester à Rennes après ma licence alors qu'ils ne proposent pas de masters qui me tentent, juste parce que je n'ai pas le cran de m'éloigner.

    Encore plus paradoxalement, j'ai l'impression que la seule destination qui ne me fait pas peur, c'est les USA. Je me sens tellement bien là-bas, ça me semble logique pour moi d'y partir -et d'y rester. Ca m'arrivera forcément dans ma vie, je n'imagine pas vivre ailleurs. Il me tarde d'y déménager, même si je sais que ce ne sera pas avant de longues années.

    J'imagine que c'est normal d'être un peu prise de panique à l'idée que ma vie se joue ces prochaines années. Bien sûr, on peut reprendre ses études plus tard, mais il faut reconnaître que ce n'est pas la même chose. Pour l'instant, je suis tiraillée entre l'envie de profiter de ma jeunesse comme une dingue et celle de devenir un peu plus raisonnable et de me poser un peu. J'aimerais sortir encore plus et carrément moins à la fois. Je suis tellement confuse à tous les niveaux! J'en suis à un point où je suis heureuse de ma vie et en même temps j'ai le sentiment de la rater complètement. Je réfléchissais à ça plus tôt dans la journée, si seulement la vie pouvait être un peu moins compliquée.

    Et puis, si j'étais attirée par les bons garçons. Attention, je ne suis pas attirée par des bad-boys; je dis "bons" dans le sens adéquats. Ceux à qui je peux plaire en retour, même s'il y en a que de rares spécimens... Ou, mieux, ceux avec qui je pourrais potentiellement sortir. Je suis tellement confuse ces jours-ci que je rêve et pense à un garçon avec qui je ne m'imagine pas une seule seconde. C'est très étrange comme sentiment car il me plaît beaucoup, mais je ne sortirais pas avec lui pour une raison très simple. Mais si jamais la question se posait -je ne sais pas si je refuserais de sortir avec lui, à vrai dire je ne pense pas: il me plaît, après tout, et je suis incapable de dire non. Bref, de toute manière, la question ne se posera jamais. J'étais tellement frustrée après notre "slow de collégiens" qui n'a pas duré longtemps... Je n'ai aucune idée de ce qu'il pense de moi. Est-ce que je lui plais aussi? Ou bien suis-je simplement une bonne pote? Il y a quelques temps j'aurais dit que l'attirance était réciproque, mais aujourd'hui et au vu des circonstances récentes, je dirais que c'est peut-être entre les deux. Je précise donc qu'il a selon toute vraisemblance une petite amie...

    Enfin. Je ne sais plus où j'en suis, tout est SI confus. Un peu de repos me ferait beaucoup de bien. Ces pensées n'ont aucun enchaînement logique, excusez ma rédaction vraiment limite mais il y a des moments où toutes mes pensées doivent sortir en vrac, juste pour me soulager et pour que plus tard, je me remémore mes anciens sentiments...


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  • 1°) J'avais commencé une note ce matin. Et puis, le destin a envoyé ma colocataire dans ma chambre et j'ai été forcée de quitter la fenêtre sans achever cette note à mon grand désespoir. Les larmes aux yeux, je me remets donc à l'ouvrage, essayant d'atteindre le niveau de mes précédents écrits tout en sachant qu'un tel génie ne saurait m'envahir à nouveau.

    2°) Je commençais la note de ce matin, avec précision et intelligence, en précisant que j'aimais toujours autant faire des listes. Elles me permettent en effet d'acquérir rigueur, logique, sérieux dans l'étalement de mes pensées, et même une légère fantaisie au niveau de la mise en page de mes paragraphes.

    3°) Je continuais en... Non, laissez tomber, j'ai oublié. Inutile de chercher pendant des heures ce dont je voulais parler alors que mon esprit est aussi vide que mon porte-monnaie en ces temps difficiles.

    4°) J'ai deux examens dans la semaine, dont un demain à 13h. Est-ce utile de préciser que je n'ai pas encore révisé? J'avoue que pour l'instant, mes révisions consistent en un peu de surlignage dans mon cahier de droit administratif. Pour ma défense, j'ai encore ce soir et demain matin pour me décider à apprendre mon cours... Mais bon! Comment voulez-vous que je me concentre, aussi? Beaucoup simplement, comment voulez-vous que je trouve la motivation pour ouvrir un cahier de droit administratif ou des obligations?

    5°) Franchement, question existentielle de la journée, est-ce que quelqu'un croit véritablement qu'un conseiller astral a raison et peut vraiment prédire ce qui va se passer? Franchement, dire à quelqu'un de jeune et célibataire qu'il va rencontrer l'amour au moment où il s'attendra le moins, je ne pense pas que ce soit très difficile à prévoir... La probabilité qu'une rencontre se fasse effectivement doit être relativement élevée. Personnellement, même si j'aime bien lire mon horoscope le matin dans metro ou la veille au soir dans direct soir, je n'accorde pas beaucoup de crédit à ce qui est dit. Sauf, bien sûr, mercredi dernier où l'astrologue, avec une précision et une vision formidables, affirmait que ma journée allait être merveilleuse.

    6°) Je crois que je suis amoureuse (seule ma retenue m'a forcée à attendre le point n°6 avant d'évoquer cette délicieuse situation). Ce qui est une excellente idée, puisque c'est probablement réciproque - ou va l'être sous peu. Je n'arrive pas à penser à autre chose que lui, je ne veux rien d'autre que le voir. J'ai l'impression de passer mes jours à attendre avec impatience notre prochain rendez-vous... Mais tout ceci a déjà été expliqué dans ma note précédente. L'envie de radoter m'envahit, je l'avoue, mais j'aurais peur de trop ennuyer mes nombreux et passionnés lecteurs. Je finirai donc ce point n°6 en m'écriant que je suis impatiente de le revoir bientôt! Il me manque déjà...

    7°) Pas envie d'acheter de chaussures en ce moment, un shopping effréné ou inexistant étant un merveilleux indicateur sur mon état émotionnel/psychologique courant. La vie est belle et je suis heureuse.

    8°) Ah la la! J'ai encore envie de parler de lui. C'est énervant à la longue, de ne pas pouvoir penser à autre chose que lui.


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  • D'après mes dernières estimations (remontant précisément à samedi, date à laquelle j'ai fait mes courses pour la dernière fois par chèque puisque j'avais perdu ma carte bleue), c'est la somme qui me reste sur mon compte. A l'heure où le pouvoir d'achat baisse largement pour de nombreux français, je pense qu'il est de mon devoir de "citoyenne" (oui c'est qd mm vite dit quand on n'a pas la nationalité française) de donner de petits conseils afin de vivre les fins de mois en toute sérénité.

    - perdre votre carte bleue: c'est la solution que j'ai choisie. Evidemment, je l'ai perdue trop tard pour me permettre d'économiser 10€ supplémentaires, mais si j'avais consulté mon relevé avant de sortir de l'argent, alors la somme aurait été conservée. Perdre sa carte de crédit est une méthode que je choisis régulièrement (et on passera sur le fait que c'est le plus souvent involontaire), cela permet réellement d'économiser de l'argent. Inconvénients: faire ses courses peut revenir à plus cher si vous habitez en centre-ville et que le Marché+ le plus proche refuse ce mode de paiement, vous obligeant alors à prendre le chemin des galeries Lafayette/monoprix. Sachant que les articles de Marché+ coûtent 20cts de plus que ceux d'un Super U normal mais 30cts de moins que ceux de Monoprix, je vous laisse faire vous-même le calcul. En revanche, il faut perdre sa carte bleue mais pas vraiment, étant donné que faire opposition coûtera 15€ si vous êtes au LCL.

    - éviter d'acheter des produits inutiles: méthode à laquelle je ne peux me résoudre. C'est pour cela que, samedi dernier, aux galeries lafayette, j'ai été prise d'une envie subite de nutella -le vrai, en plus, pas un nutella de second choix- et de steak de soja. Il n'est sans doute pas nécessaire de souligner le fait que je suis au régime en ce moment. Pour ma défense, en revanche, j'ai résisté à l'envie irrésistible ou presque que j'ai éprouvée devant les sushis à 10€ les 6.

    - éviter d'aller chez le coiffeur, surtout pour vous faire une coupe qui nécessitera par la suite des achats divers tels que: mousse coiffante, après-shampooing, brosse à cheveux ronde... Surtout, surtout, résister à l'envie d'acheter un lisseur à cheveux (c'est ce que j'ai fait, pour de vrai. J'attends le mois prochain).

    Ces quelques conseils devraient permettre de tenir jusqu'à l'argent de poche du mois suivant. Remarquez, je suis contente d'être au mois de février... Plus que quatre jours avant d'être au mois de mars et de pouvoir m'acheter mon lisseur à cheveux!


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